Monuments, sites et jardins

Publications

Alix Barbet, Les cités enfouies du Vésuve. Pompéi, Herculanum, Sabies et autres lieux, Paris, éd. Fayard, 1999 (224 pages, 248 ill. en coul., format 29,7 x 23,7). Fouillée depuis deux siècles, Pompéi n'en finit pas de faire rêver. Edifices publics et religieux, nécropoles, villas de prestige, commerces, peintures, mosaïques, statues, simples objets de la vie quotidienne subjuguent et passionnent le visiteur. De leur côté, les archéologues ne cessent d'approfondir leurs connaissances, lesquelles nourrissent la réflexion des historiens. Non loin de là, Herculanum et Sabies, Boscoreale et Oplontis - elles aussi enfouies par l'éruption du Vésuve en 79 - et Baës, qui a connu un sort plus heureux, possèdent également de magnifiques vestiges. Moins explorées, elles sont méconnues (tout comme le Musée national archéologique de Naples où est conservé l'essentiel des oeuvres exhumées). Chacun des sites a son atmosphère propre et offre un éclairage particulier sur la civilisation romaine. Archéologue de terrain, l'auteur hante les cités du Vésuve depuis des décennies. Son oeuvre est un véritable parcours initiatique qui mène le lecteur certes vers les monuments les plus fameux (forum, villa des Mystères, thermes...) mais aussi dans l'intimité des occupants de demeures plus humbles. Son regard se conjugue avec celui du photographe Stéphane Compoint, qui excelle dans le reportage archéologique, pour nous livrer une série de photographies des plus somptueuses, réalisées spécialement pour cet ouvrage. Prix: 295 FF. Vente: en librairie.

Fabien de Roose, Les fontaines de Bruxelles, Bruxelles, éd. Racine, 1999 (128 pages, 120 ill. en coul., format 29 x 21). Comme Rome ou Paris, Bruxelles compte un riche patrimoine de fontaines. Simple pompe ou véritable monument, la fontaine joua, dans le passé, un rôle social essentiel en tant que pourvoyeuse d'eau potable. Avec l'avènement, en 1855, de la distribution d'eau à domicile, nombre d'entre elles perdirent leur fonction utilitaire. Elles n'en ont pas moins gardé leur rôle précieux de témoins du passé et continuent, dans leur étonnante diversité de formes et de styles, à embellir et égayer parcs et quartiers de la ville. Quelque cent fontaines - folkloriques, légendaires, mythologiques, commémoratives, miraculeuses ou simplement ornementales et fonctionnelles - sont décrites et commentées dans ce livre. Elles constituent, indubitablement, un patrimoine à découvrir et à préserver. Prix: 1495 BEF (37,06 e). Vente: en librairie.

Lucia Gaiardo et Claire Billen, Les maisons en marbrite et cimorné en Wallonie, coll. Carnets du Patrimoine, n° 27, éd. ministère de la Région wallonne, D.G.A.T.L.P., Division du Patrimoine (48 pages, 43 ill. en coul., format 24 x 16). Mise au point avant la Première Guerre mondiale, selon une technique de fabrication jalousement gardée, commercialisée au début des années 1920, la marbrite est un verre opale, opacifié et coloré dans la masse. Le cimorné est obtenu, à l'origine, par le concassage de déchets provenant de la fabrication de la marbrite. Ecoutons les auteurs: «L'amateur de paysages villageois et d'ensembles bâtis patrimoniaux aura rencontré, sans doute, au cours de ses promenades, l'une ou l'autre de ces curieuses maisons des années 1930 crépies d'une matière scintillante et colorée, arborant des décorations Art déco. Dans sa quête d'harmonie et d'authenticité, il n'aura pas manqué d'enregistrer, parfois avec désagrément, une telle confrontation. Cette irruption d'un trait de culture citadine dans un cadre rural traditionnel dérange, c'est indéniable... La présente étude désire attirer l'attention sur ces témoignages émouvants que sont les maisons en marbrite et en cimorné. Au-delà de la fausse note, elles disent l'ambition d'un grand nombre de ruraux d'accéder à la modernité, au progrès, à l'ascension sociale. Elles attestent de la volonté de se démarquer, de faire peau neuve dans un univers campagnard qui ne bénéficiait pas de la valorisation dont on le crédite aujour-d'hui... Les maisons en marbrite et en cimorné sont très menacées. Les matériaux qui composent leur recouvrement ne se fabriquent plus. Les artisans qui en connaissaient les techniques de pose ont disparu ou sont retraités... (cela) justifie qu'on leur accorde (...) un regard attentif et compréhensif. Il y a, parmi ces devantures, de superbes réussites. Il y a surtout l'expression d'un savoir-faire remarquable...». Prix: 200 BEF (4,96 e). Vente: ministère de la Région wallonne, docatel, c/o Pascal Moulina, rue des Brigades d'Irlande, 1 à 5100 Jambes, tél. 081/33 21 06, fax 081/33 21 12.