Musées et patrimoine mobilier

Echos

A Bruxelles, les Musées royaux d'Art et d'Histoire annoncent:

  • - à partir du 1er avril 2000, ouverture des appartements de Charles de Lorraine. Un panorama complet du xviiie siècle y sera présenté au travers des arts décoratifs, des découvertes scientifiques et des innovations industrielles et commerciales;
  • - à partir du 10 juin 2000, ouverture du Musée des Instruments de Musique, dans les anciens magasins Old England. La collection d'environ 700 instruments sera présentée selon les règles muséologiques les plus modernes.

Renseignements: tél. 02/741 73 00, fax 02/741 72 68, e-mail: vera.de.boeck@kmkg.mrah.be.

Publications

Marjan Buyle et Christine Vanthillo, Retables flamands et brabançons dans les monuments belges, éd. Ministerie Van de Vlaamse Gemeenschap, 1999 (256 pages, 400 ill. en coul., format 29,7 x 21). A la fin du Moyen Age, le fidèle était habitué à trouver un retable presque devant chaque pilier d'église. Il y voyait représentés le récit de l'Enfance de la Passion du Christ ou les Vies de la Vierge, de sainte Anne et des saints, ainsi que les atroces martyrs dont ces derniers furent les victimes.

Le menuisier exécutait la caisse, le sculpteur taillait les figures, l'ébéniste était chargé du décor architectonique, le polychromeur de la polychromie de l'ensemble et le peintre de la peinture des volets et parfois aussi de celle de la prédelle. Ce travail de collaboration efficace était parfaitement régi par les corporations chargées principalement du contrôle de la qualité du bois et de la polychromie. Les retables de l'ancien Duché de Brabant et des principaux centres de production de Bruxelles, d'Anvers et de Malines, étaient pourvus de marques de garantie.

Le retable était généralement fermé et ne présentait que les revers des volets. Les jours de fête, il était ouvert de manière à révéler à tous la polychromie éclatante de ses sculptures ainsi que ses volets peints. Ces «boîtes à poupées» médiévales ont été exécutées avec beaucoup de réalisme et de détails anecdotiques. Cette réalité est rendue grâce à des techniques raffinées de polychromie. Ce cahier vous emmène à la découverte passionnante d'une cinquantaine de lieux parfois reculés et inattendus où les retables se trouvent encore souvent dans les monuments pour lesquels ils ont été exécutés. Ce guide étendu est précédé de plusieurs chapitres introductifs qui traitent dans le détail d'aspects plus spécifiques. L'ouvrage se termine par un glossaire et une abondante bibliographie. Prix: 1.500 BEF (37,18 e). Vente: Centre de Recherches et d'Etudes technologiques des Arts plastiques, CP175, avenue F.D. Roosevelt, 50 à 1050 Bruxelles.

Le portement de croix, une des scènes du retable d'Oplinter, démonté lors de la restauration effectuée à l'IRPA entre 1871 et 1974.
© IRPA - Bruxelles.

Françoise Flieder, Christine Capderou, Sauvegarde des collections du patrimoine. La lutte contre les détériorations biologiques, CNRS Editions, Paris, 1999 (264 pages ill. en coul. et en n. et bl;, format 24,5 x 18). Les matériaux organiques entrent dans la composition d'objets culturels aussi divers que les peintures de chevalet, les tapisseries, le mobilier, les livres... C'est ainsi qu'une partie importante du patrimoine se trouve menacé par la détérioration biologique. L'ouvrage, bilan des recherches menées dans le domaine de la conservation des matériaux organiques, se présente comme un manuel pratique: les principaux traitements des fonds et des aires de stockage sont décrits et commentés en détail, la conduite en cas de sinistre, tel que l'incendie et l'inondation, est également indiquée. Prix: 190 FF. Vente: Epona, rue Jean-du-Bellay, 7 à 75004 Paris, tél. 00 33/1 43 26 40 41, fax 00 33/1 43 29 34 88, e-mail archeoli@club-internet.fr.

Baudhuin Pringiers, Faïence et porcelaine en Belgique. 1700 - 1881, Bruxelles, éd. Racine, 1999 (192 pages, 78 ill. en coul., format 26 x 24). Version trilingue (français, néerlandais, anglais). Lorsqu'en 1987, l'auteur apprend que les curateurs de la faillite SA Boche se préparent à envoyer au pilon les archives de l'illustre manufacture, il remue ciel et terre pour sauver au moins les mille plaques chalcogra-phiques, résumant à elles seules la créativité de la manufacture. Il crée alors, avec d'autres collectionneurs, la fondation Boch Keramis. Une revue est lancée, des conférences et des expositions organisées, cet ouvrage réalisé. Car l'histoire de la faïence et de la porcelaine en Belgique est un chapitre marquant de l'histoire de la céramique en Europe. C'est via Anvers que cet art est venu d'Italie, est passé en Hollande, en Angleterre et en Allemagne. Ce sont des faïenciers flamands qui vont influencer l'art des azulejos jusqu'à la cour des rois du Portugal. L'ouvrage s'ouvre sur les origines de la faïence et de la porcelaine, en explique les différences et les points communs. Vient alors la description des principales manufactures en activité dans nos régions au cours des XVIIIe et XIXe siècles, une trentaine au total. Prix: 1.980 BEF (49,08 e). Vente: en librairie.

Le retable d'Oplinter, retable polychrome anversois du XVIe siècle, conservé aux Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles (3,70 m x 5 m).
© IRPA - Bruxelles
Le retable d'Oplinter. Het retabel van Oplinter, coll. Scienta Artis, I, Bruxelles, éd. Institut royal du Patrimoine artistique, 1999 (168 pages, 65 ill. en coul., 67 ill. en n. et bl., format 29,7 x 21). Texte bilingue (français-néerlandais). L'Institut royal du Patrimoine artistique - l'IRPA - inaugure avec ce volume une nouvelle collection Scienta Artis. Son but: mettre à la disposition du public des synthèses sur des oeuvres d'art qui ont été traitées par l'Institut, avec la collaboration étroite d'historiens d'art, chimistes et conservateurs réalisant une approche interdisciplinaire constamment critique quant aux problèmes d'identification et de conservation. Le retable de la Passion d'Oplinter est un exemple remarquable et représentatif de la production des retables anversois au xvie siècle. Il s'agit d'une oeuvre de grandes dimensions, ouvert, il se déploie sur 5 m et a une hauteur de 3,70 m. Vingt-huit scènes - dix-sept peintes et onze sculptées - illustrent divers épisodes de la vie du Christ. La source la plus ancienne le mentionnant remonte à 1864; à ce moment, il était relégué, dans un total abandon, dans une chapelle de l'église Sainte-Geneviève à Oplinter, près de Tirlemont. Racheté par l'Etat belge en 1894, il est aujourd'hui une pièce majeure de la remarquable collection de retables des Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles. Il a été complètement restauré par l'IRPA entre 1971 et 1974. Dans l'ouvrage, Rita de Boodt retrace l'histoire du retable, Myriam Serck-Dewaide évoque la fabrication des retables, déduite de l'étude technologique et de la restauration, Jana Sanyova traite de la polychromie, Nicole Goetghebeur et Léopold Kockaert présentent une description matérielle et l'examen de laboratoire des volets peints et, enfin, Rita de Boodt et Jaak Jansen racontent les vicissitudes du dossier de restauration du xixe siècle. Le résultat de ces études: un ouvrage passionnant qui suscitera de nombreuses envies de se déplacer vers les Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles pour aller y admirer le retable avec, en esprit, de nombreuses clés pour mieux le comprendre et l'apprécier. Prix: 900 BEF (22,31 e). Vente: IRPA, parc du Cinquantenaire, 1 à 1000 Bruxelles. Renseignements: tél. 02/739 67 11, fax 02/732 01 05.

Rappelons que l'IRPA met à la disposition du public une bibliothèque et une photothèque ouvertes du lundi au vendredi de 9 à 12h30 et de 13h30 à 16h30.

Entrée libre. De plus, des visites guidées de l'Institut ont lieu le premier mercredi du mois sur demande écrite. Prix: 5.000 BEF (123,95 e)/groupe de maximum 20 personnes.